jeudi, 22 janvier 2015

L incomprehension

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On ne le dira jamais assez : nous avons un cerveau pour réfléchir, une langue pour parler, des yeux pour regarder, un visage pour exprimer des émotions, des bras pour enlacer et des mains pour caresser et  tout un ensemble pour faire bien d'autres choses

C’est à la fois ce qu’il y a de plus naturel, de plus humain, et de plus difficile : parler.

Dès lors qu’une conversation s’engage entre deux personnes, l’incompréhension plane. Car il ne suffit pas de choisir les (bons) mots, il faut aussi savoir écouter et se faire comprendre.

 Dans le couple, avec ses enfants ou au bureau, la communication tourne trop souvent  au dialogue de sourds.

Tout en étant conscient de nos désirs et de nos intentions, en apprenant à écouter, à nous exprimer, en acceptant surtout que les malentendus font partie de la vie… Autant de pistes  qu'il faut trouver ,proposer et  défricher, pour que nos mots riment moins souvent avec des maux.

Pour échanger, il nous faudrait pouvoir transmettre à l’autre ce que nous vivons émotionnellement et physiquement quand nous nous adressons à lui. Et qu’il puisse à son tour ressentir à l’identique cette sensation que l on éprouve. Or, même en étant très empathique, c’est mission impossible.....

 Entre la peur du silence et la menace du malentendu, comment s’en sortir ? Peut-être grâce à une meilleure connaissance de soi. En cessant de nous prendre pour celui que nous ne sommes pas. Généralement, une assez bonne image de soi, pas grand-chose à prouver et peu de pulsions agressives font d’un individu un bon écoutant.

Cela me désole , m'attriste que nos conversations prennent trop souvent la forme de monologues à deux, où chacun attend impatiemment que l’autre se taise pour embrayer…

Écouter et entendre semblent être des actions élémentaires Et pourtant le monde se porterait mieux si  l'on prennait  le temps, de se rendre disponible, de respecter l’autre, d’essayer d’adhérer à sa façon de voir les choses,

 En réalité, nos peurs et nos conflits internes tendent à nous rendre sourds bien trop souvent....

Quel gachis!!

Pensons à ces conversations inutiles, à bâtons rompus, dans lesquelles il est question de tout et de rien. À ces repas sauvés grâce à des hôtes capables de s’adresser à tous les convives en multipliant les anecdotes, les petites histoires pleines d’esprit. Car, quand « un ange passe », que le silence s’installe, nos regards gênés ne savent plus où se poser.

Et brutalement, chacun se sent vulnérable. Nu face à l’autre.

Sans voix.....

Oui quel gachis!!!!

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