mercredi, 11 février 2015

LA PEUR.......

 

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La peur nous colle à la peau, nous envahit parfois, impossible à maîtriser.

Paradoxale, elle approfondit aussi notre sensation d’exister : dès les premiers instants, pas à pas, nous devons la surmonter, jusqu’à la fin.

 Rejetés du giron maternel, si confortable, si protecteur, nous naissons nus, vulnérables, et totalement dépendants.

Comment ne pas être terrifiés ? Plus tard, grandir revient le plus souvent non pas à oublier la peur, mais plutôt à apprendre à avancer malgré ses freins.

Plus nous nous installons dans la vie, plus nous prenons conscience de tous les risques qu’il y a à vivre… et plus nous nous rapprochons des trois « impensables », la maladie, la vieillesse, la mort, contre lesquelles nous ne pouvons rien.

Chacun a aussi son histoire personnelle avec la peur, une liaison qui s’est construite à partir des épisodes les plus marquants de sa vie.

Le ressentiment, les regrets, la haine, forment dans notre être une accumulation de nœuds, tout comme la petitesse, les envies, la jalousie.

Nos peurs et nos sentiments négatifs forment des nœuds, des barrières

 Certes, la peur modifie notre comportement, notre façon d’agir et de penser et chacun y réagit différemment. Il est donc à se demander : quand la peur nous prend, que nous prend-elle ?

Force est de constater que les réactions engendrées par la peur ne font pas appel à toute la rationalité développée par l’homme au cours de son évolution.

La peur ramène l’homme à son état le plus primitif, celui de l’animal qui doit fuir, qui doit sauver sa vie. Prenant conscience du danger, l’homme ne peut plus rester dans l’état de sérénité et de tranquillité dans lequel il cherche à se retrouver.

En conclusion, quand la peur nous prend, elle nous prend notre capacité de raisonner, notre objectivité, une conception rassurante de la réalité, notre sentiment de bien-être et notre liberté de choix.

En d’autres mots, elle nous enlève tout ce qui fait de nous des hommes, des êtres différents des animaux, des êtres rationnels.

Elle nous enlève les bases sur lesquelles nous avons bâties notre humanité.

Elle nous pousse à prendre plus de précaution qu’il en faudrait et à suivre des idéologies aliénantes. Malgré tout, la peur nous a permis de survivre en déclenchant chez nous des réactions qui nous ont gardés en vie.

La question est alors, si la peur nous enlève tant de caractéristiques essentielles,

Alors.....que nous donne-t-elle?

 

 

 

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